CORDOUE, ENTRE HISTOIRE ET ÉMERVEILLEMENT.

Capitale de province de plus de 325 000 habitants, elle s’élève à 124 m d’altitude. Bien que Cordoue soit aujourd’hui la moins importante des trois premières grandes villes andalouses, talonnée par Grenade et devancée par Málaga et Séville, elle fut, pendant les trois siècles qui ont précédé la Reconquête, la capitale de l’Espagne musulmane et l’une des villes-phares de l’Islam.

Néanmoins, les Romains, déjà, avaient confirmé sa puissance en faisant d’elle une métropole adoptée ensuite par les Wisigoths. Sénèque et Lucain, puis Averroès, Maïmonide et bien d’autres, mathématiciens, métaphysiciens, théologiens, penseurs ou poètes, sont nés dans cette cité captivante sur la rive droite du Guadalquivir. Cordoue fut le centre intellectuel et mystique du monde musulman. Si son rayonnement n’est plus le même aujourd’hui, elle reste cependant un centre de recherche philosophique encore très vivant.

Et pour découvrir le véritable enchantement de cette ville, il convient de se perdre dans ses vieux quartiers. Merveilleusement conservés, regroupés autour de la mosquée, ils abondent en patios fleuris et en venelles évoquant un autre monde. Les principaux points d’intérêt de Cordoue, cité inscrite au Patrimoine de l’humanité, se concentrent autour de la mosquée, dans le quartier de la Judería, un ensemble de petites ruelles aux maisons blanches et fleuries qui composaient l’ancien quartier juif de la ville.

 

Cordoue est ce genre de ville où rien que de l’apercevoir la magie opère, elle fut également notre dernière étape de notre roadtrip en Andalousie, et pas des moindres. C’est donc avec émotion et empressement que nous découvrons cette nouvelle ville.

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LA MOSQUÉE-CATHÉDRALE. 

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Ce double monument (mosquée et cathédrale) témoigne des efforts, heureusement non couronnés de succès, que le royaume chrétien délivré des Maures déploya pour éradiquer toute trace d’influence musulmane. L’emplacement du monument ne fut pas choisi au hasard. Il fut d’abord occupé par un temple romain dédié à Janus, puis les Wisigoths y dressèrent leur propre temple (quelques restes subsistent).

La mosquée, quant à elle, fut construite en trois phases entre le milieu du VIIIsiècle et le début du XIsiècle. Considérée comme l’un des monuments religieux les plus grandioses du monde arabe, elle dominait un ensemble où les mosquées se comptaient par dizaines.

En 1236, après la conquête de la ville et la fuite des musulmans en Afrique du Nord, Ferdinand III le Saint ordonna sa transformation en église. On ferma les 19 portes qui donnaient sur la cour (sauf la porte des Palmes). Des chapelles furent aménagées autour du monument et l’on transforma le minaret en clocher. Puis en 1523, l’évêque Alonso Maurique décida d’en faire une vaste cathédrale au cœur des colonnes d’origine. La mairie s’opposa au projet, mais Charles Quint donna son accord. Le résultat au final est juste magnifique : la solennelle cathédrale, dont les 19 nefs soutenues par des arcs à double volée reposent sur plus de 800 colonnes, s’adapte aux subtilités de la fresque orientale.

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Classée monument national en 1882, elle a été inscrite au patrimoine de l’Unesco en 1984 et depuis élevée au rang de bien de valeur universelle exceptionnelle en juin 2014, en raison de l’utilisation religieuse continue de l’édifice qui explique en grande partie sa préservation.

En toute honnêteté, vous ne devez pas passer à côté de ce somptueux monument chargé d’histoire et de prouesses architecturales. L’entrée à la mosquée-cathédrale coûte 10 euros par personne.

 

Sur le retour vers la voiture nous nous arrêtons dans un petit bistrot pour savourer une paella tant attendu lors de notre séjour en Andalousie.

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Certes la Mosquée-Cathédrale est l’élément majeur et indétrônable de Cordoue, toutefois prenez le temps d’arpenter les diverses ruelles qui s’offriront à vous. Cordoue est une étape indispensable à la découverte du patrimoine si riche de l’Andalousie, elle permet vraiment de se rendre compte de l’histoire torturée et conquérante entre chrétiens et musulmans. Un passé riche, prenant et fascinant.

 

SEVILLE, L’INDÉTRÔNABLE.

Séville est une des villes qui me faisais le plus rêvée en Andalousie, c’est donc avec excitation et impatience que j’attendais de la découvrir. Nous avons consacré une journée entière à la visite de celle-ci autant vous dire que nos jambes ne se sont pas reposées du tout, mais bon passons cela est pour la bonne cause, puis rien de mieux que de découvrir une ville si ce n’est qu’à pied.

Nous garons la voiture  au niveau de la station de métro Ciudad Expo, où 8 arrêts après nous descendons au niveau du centre-ville de Séville. Nous voilà enfin prêts à partir à la découverte de la plus célèbre ville d’Andalousie au rythme des ruelles et des sites culturels incontournables.

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Nous commençons la visite par marcher jusqu’au Real Alcazar, le célèbre palais où 3 heures de queue nous attendaient, sous la chaleur, et la foule omniprésente. Je pense que les garçons sur le moment ont du me « détester » mais on ne pouvait visiter Séville sans son majestueux palais.

 

AU COEUR DU REAL ALCAZAR. 

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Déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, l’Alcazar de Séville constitue l’un des monuments les plus emblématiques de la ville, du pays et de la culture méditerranéenne. Celui-ci témoigne, entre ses murs et ses jardins, de l’évolution historique de la ville pendant le dernier millénaire, en réunissant des styles allant de l’époque arabe jusqu’au XIXe siècle, en passant par le Mudéjar du bas Moyen-âge, la Renaissance ou le Baroque. Il a été déclaré Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1987, en reconnaissance de l’héritage de cultures et de civilisations qui subsiste encore dans cet ensemble harmonieux où tout est à sa juste mesure.

  • Le palais de Pierre le Cruel, l’un des édifices les plus importants de l’Alcázar, fut restauré par Charles Quint et Philippe IV. On découvrira surtout à l’extérieur le ravissant patio de las Doncellas (cour des Demoiselles d’honneur) réalisé par les meilleurs artisans de Grenade, un rectangle harmonieux encadré d’une double rangée de colonnes de marbre. Les demoiselles, princesses du sang, se tenaient à l’étage pour suivre les cérémonies qui avaient lieu dans la cour. On ne manquera pas aussi le salón de Embajadores et son dôme en bois de cèdre gravé et doré du XVe siècle. Si les travaux furent d’abord exécutés par des artisans maures qui apportèrent toute la fantaisie mudéjare, notamment dans des décors d’azulejos somptueux, les réalisations suivantes empruntent plutôt à l’Europe et à la Flandre .

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  • Les jardins de l’Alcazar sont magnifiques, d’influence arabe, ils ont ensuite été réformés en style Renaissance et romantique. Jets d’eau, fontaines, bassins, sculptures, buissons, arbustes et terrasses plantées de cyprès et de lauriers alternent dans un éblouissement de chaque instant. Les Andalous puis les paysagistes venus d’Afrique du Nord ont porté l’art à des sommets inégalés, afin de satisfaire le goût et les sens des califes. Un lieu idéal pour les siestes des chaudes journées d’été. D’autant plus qu’une cafétéria vous permettra de faire des pauses de temps en temps dans un lieu idyllique.

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  • Divers patios forment aussi des étapes clés de la visite. Le Patio de las Doncellas, les demoiselles, dont la décoration a été réalisée par les plus grands artistes de Grenade ; celui des muñecas, poupées, qui doit son nom aux visages qui décorent l’un de ses arcs et était l’endroit réservé aux domestiques qui travaillaient dans le palais ; celui de la Montería, de la chasse, ancien lieu de réunion de la cour royale avant de devenir lieu de rassemblement pour les chasses. Ou encore celui del Yeso, du plâtre, un jardin orné de superbes massifs de fleurs et de ruisseaux qui a conservé des éléments caractéristiques de l’alcazar de la dynastie almohade du XIIe siècle.

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J’ai adoré la visite de ce lieu magique, les influences musulmanes ont données des façades époustouflantes, dont mes yeux et mes pensées s’en souviennent encore. Tout au long de l’exploration, l’envoûtement opère, marcher au cœur du Real Alcazar c’est s’accorder un instant hors du temps.  L’entrée coûte 12,50 euros par personne.

 

LE CENTRE HISTORIQUE.

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C’est évidemment un des passages obligé de la ville qu’on le veuille ou non, là où se concentrent la plupart des hauts lieux touristiques, des restaurants, des bars et des boutiques ! Le quartier Santa Cruz, particulièrement, est parfait pour flâner au hasard, en profitant du charme de tous ses recoins secrets. N’oubliez pas par exemple de passer par le Patio de Banderas, une place publique remplie d’orangers, légèrement à part du reste des ruelles et directement accolée à l’enceinte de l’Alcazár.

Les places principales regorgent de grands bâtiments historiques richement décorés; il n’est pas rare d’y entendre des musiciens qui jouent de la musique flamenco, comme sur la Plaza de San Francisco.

 

LA PLAZA DE ESPANA.

Ensuite, la visite se poursuit du côté de la célèbre place d’Espagne aussi mythique soit-elle, elle est juste merveilleuse. Cette étendue majestueuse, qui ressemble davantage à un monument qu’à une place de ville, a été construit pour l’exposition hispano-américaine de 1929. Nous avons adoré cette place, et la grandeur des espaces verts clôture ce lieu à la fois relaxant, familiale et romantique.

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Séville est à la fois conquérante, passionnante et inspirante. Elle regorge de patrimoine culturelle, d’une douceur de vivre exquise et demeure autant pétillante que chaleureuse. Elle vous fera chavirer j’en suis certaine. Alors sans plus attendre, allez-y !

 

RONDA, NOTRE COUP DE CŒUR ANDALOUSE.

Nous arrivons à Ronda en fin d’après-midi, et que dire, un splendide village perché et blanchi à la chaux, situé seulement à 1h30 de Malaga. C’est vraiment lorsque nous déambulons dans le centre ville que nous nous rendons compte de son côté vraiment séduisant et chaleureux. Ronda est une ville bâtie sur un plateau, le long d’une gorge de plus de 100 mètres de haut que forme la rivière Guadalevin. Elle fut l’un des derniers bastions mauresques durant la reconquête. Les chrétiens ne s’en emparèrent qu’en 1485.

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Cette ville de plus de 34 000 habitants, dont les origines remontent à la préhistoire, fut un important centre commercial sous les Romains, puis la capitale d’un petit émirat arabe dont elle conserve le tracé urbain. A 50 km de la Costa del Sol, Ronda conserve un centre historique charmant parsemé de palais et de lieux de culte, dont l’église de Santa María, mélangeant différents styles : empreintes arabes, touches gothiques et belles finitions Renaissance.

Ce sont sans doute les bandoleros, bandits, qui ont le plus concouru à donner une image légendaire à la ville et à sa région. Sans oublier tout de même que Ronda possède les arènes les plus anciennes et les plus élégantes d’Espagne, où naquit, entre les XVIIet XIXsiècles, l’école tauromachique à pied, stricte et classique, de Pedro Romero.

C’est donc tout naturellement que nous nous dirigeons vers El Puente Nuevo. Ce magnifique pont est vertigineux et captivant. Il a été construit au XVIIIe siècle permettant de relier les deux parties de la ville séparées par le Tajo, nom donné au ravin. Il offre une vue d’une part sur la vieille ville, centre historique, appelée la Ciudad et d’autre part sur le Mercadillo, partie plus récente où habitent la plupart des habitants. On pourra admirer el Puente Nuevo depuis plusieurs points de vue tout autour où nous vous conseillons vraiment de vous promener à travers les petites randonnées car la vue de l’autre côté offre une dimension sensationnelle.

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C’est vrai que l’exploration de Ronda fut un peu courte, chose que nous pouvons regretter totalement. Nous vous conseillons donc de passer au moins une journée entière à découvrir cette magnifique ville à la fois romantique et irréelle. Coup de coeur garanti !

 

TALLINN, L’ENJÔLEUSE.

Je pense que Tallinn est la plus jolie capitale des pays Baltes. Après c’est sur qu’enchaîner les capitales Baltes en trois jours donne un peu ce sentiment de déjà vu, mais nous pouvons vous le garantir que chaque capitale possède son charme authentique et unique.

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CÔTE VANALINN.

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Lors d’un voyage à Tallinn, la visite de la magnifique vieille ville qui a conservé tout son charme médiéval s’impose d’elle-même. Celle-ci est en effet toujours entourée de remparts comprenant de nombreuses tours dont l’origine remonte au XIIIe siècle. Tout le centre historique est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La vielle ville est tout simplement à couper le souffle, les anciennes maisons hanséatiques (de commerçants) sont de toutes les couleurs et magnifiques, une petite pause photographique exquise.

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Au cœur de cette vieille ville, on trouve Toompea, une colline calcaire qui surplombe le reste de la cité de 20 à 30 mètres. Il ne faut pas hésiter à grimper ces quelques mètres afin de jouir de magnifiques points de vue sur les toits rouges et les nombreuses cheminées de la vieille ville et le quartier moderne. On peut aussi observer sur cette colline l’église orthodoxe Alexandre Nevsky et ses coupoles noires. Puis profitez-en pour visiter juste à côté la forteresse. 

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Tallinn est saisissante, charmeuse d’autant plus avec ses couleurs automnales malgré le ciel gris qui domine notre séjour dans les pays Baltes. Elle est très agréable le temps d’un week-end, et permet vraiment de se hisser à l’époque médiévale par ces vestiges restants. Certains restaurants vous proposent mêmes des repas de l’époque.

Notre séjour dans les trois pays Baltes touche à sa fin, nous prenons le vol dès demain en direction de Stockholm !

 

DALYAN, PETIT COUP DE FOUDRE TURC.

Dalyan se situe dans le sud de la Turquie, cela a été un véritable coup de cœur lors de notre exploration de ce pays. Nous sommes arrivés depuis Kusadasi, le trajet est assez long. Il vous faudra prendre un bus en direction d’Ortaca puis un petit bus local qui vous emmènera à Dalyan. Nous sommes restés deux jours, et comment vous dire que cela est assez court !

Le village de Dalyan est tout d’abord un village où la pèche règne ! On peut en déguster tout au long de la journée. Puis aussi la Turquie est le pays de la grenade est plus particulièrement ici à Dalyan ou vous retrouverez de nombreuses boissons à base de grenade. Vous ne pourrez pas partir sans avoir goûter au moins un délicieux jus de grenade local et artisanal. Zéro regret garanti.

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LES TOMBEAUX LYCIENS. 

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Quand vous arrivez a Dalyan, ce qui vous saute au yeux c’est les tombeaux que vous retrouvez de l’autre côté de la rive.  Avec une petite barque qui traverse le fleuve (15TL/par barque A/R), vous pouvez les observer de plus près mais pas d’aussi près que l’on souhaiterait. Ces tombeaux sont très bien conservés, du coup c’est vrai que c’est assez frustrant de pas les voir face à nous.

Ces tombeaux datent du Ve siècles av JC et ont ainsi traversés l’histoire, les guerres et les siècles. Si vous continuez votre promenade sur la gauche vous en découvriez d’autres. Les plus complexes de ces tombeaux rappellent les temples ioniens comprenant souvent trois rangées de pierre. Ces tombeaux étaient uniquement destinés à accueillir les défunts, et puis le tombeau est grand plus la personne était importante à l’époque de Kaunos.

 

LE SITE ARCHÉOLOGIQUE DE KAUNOS.

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Un peu plus loin après les tombeaux, nous nous retrouvons face au site archéologique de Kaunos. Nous sommes entré avec le Pass Museum Turquie, sinon l’entrée vous coûtera  seulement 10 LT. Nous avons découvert un sublime amphithéâtre où la nature reprend ces droits, de nombreux oliviers ont poussés à l’intérieur de ce monument historique.

Et si vous avez un peu de temps, aller vous baladez en haut de la montagne derrière l’amphithéâtre pour admirer la vue des alentours, et voir cette ancienne muraille qui entourée le site de Kaunos.

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LA PLAGE IZTUZU.

Depuis Dalyan, vous pouvez vous rendre à cette fameuse plage Iztuzu, C’est apparemment une des plus belles plages de la région. Par manque de temps nous n’avons pas pu nous y rendre. Toutefois, si vous restez plus de deux jours, nous vous conseillons de prendre la journée pour vous y rendre. Car Iztuzu est le lieu de reproduction des tortues ! Et si vous êtes chanceux vous pouvez en apercevoir tout au long de l’année, même si les tortues viennent pondre leurs œufs de mai à septembre.

 

 

Dalyan est formidable car cette jolie ville fleurie répond à beaucoup des envies des voyageurs. Entre plages, site archéologiques et historiques, balades et dégustation de production locale, Dalyan vous émerveillera c’est une certitude.

ÉPHÈSE, LA OU LES RUINES ANTIQUES CAPTIVENT.

Depuis Pamukkale, nous arrivons à la tombée de la nuit sur Selçuk, un petit village proche du site d’Éphèse. C’est d’ailleurs au cœur de ce site que le lendemain nous décidons de nous rendre à pied, à 25 minutes du centre ville. Le site d’Éphèse fut redécouvert en 1869 et fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015.

Malgré que le temple d’Artémis, l’une des sept anciennes merveilles du monde antique n’y est plus, la visite de l’une des plus prestigieuses villes de l’antiquité est toutefois incontournable. C’est vraiment une sensation d’un retour dans le passé vu la grandeur du site et les nombreuses ruines (parfois restaurées) restantes.

On retiendra notamment la somptueuse façade superbement restaurée de la bibliothèque Celsius aux airs de Petra et le deuxième plus grand amphithéâtre du monde antique après celui d’Epidaure en Grèce. A noter que la grandeur d’Éphèse reposait sur son port, dont l’ensablement au IIIe siècle entraîna le déclin. Puis, contrairement à d’autres temples de la Turquie actuelle oubliés au fil des siècles, le site a toujours été connu notamment en raison des textes d’Hérodote et de Pline l’Ancien. Ce fut également un lieu de pèlerinage des Chrétiens qui visitèrent la basilique St John.

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LA BIBLIOTHÈQUE DE CELSUS.

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C’est le monument le plus beau du site ! La bibliothèque de Celsus était dans l’antiquité une des trois plus grandes bibliothèques au monde derrière celle d’Alexandrie et de Pergame. Construite au IIe siècle, elle contenait quelques 12 000 rouleaux. Elle fut détruite un siècle plus tard par un incendie allumé par les Goths lors de leur invasion.

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Puis lors de votre visite, vous croiserez aussi les monuments suivants :

  • L’agora d’Ephèse (I siècle avant JC)
  • Les bains Varius (I siècle après JC)
  • La basilique au nord de l’agora (I siècle après JC)
  • La Rue de Courètes et l’Avenue de Marbres
  • La place de Dominitien (Isiècle après JC)
  • Le monument de Memnius (I siècle après JC)
  • L’arc de Triomphe (IV siècle après JC)
  • La bibliothèque de Celsus (II siècle après JC)
  • Les thermes de Scholastikia (I siècle après JC)
  • Le temple d’Hadrien (II siècle après JC)
  • Des maisons en terrasses, etc.

 

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INFORMATIONS PRATIQUES :

Il faut savoir que pour visiter les ruines Éphèse le site est construit tout en longueur (vous marcherez bien 3-4 km dans le site) et qu’il y a 2 entrées. Donc l’idéal c’est plutôt d’arriver d’un côté, traverser tout le site puis ressortir de l’autre pour s’éviter ainsi un retour inutile. toutefois, faire l’aller-retour n’est pas non plus insurmontable. L’entrée au site coûte quand même 60 tl/pers. ( Accès avec Pass Turquie compris )

Bon à savoir : prévoyez un chapeau, crème solaire et une bouteille d’eau pour profiter en toute tranquillité du site Éphèse sous le soleil. Les zones d’ombre y sont absentes.

 

Visiter Éphèse permet ainsi de découvrir une ancienne cité antique assez bien conservée, et donc s’émerveiller à chaque instant vécu.

LES RIZIÈRES DE JATILUWIH.

Je pense que les rizières de Jatiluwih sont mes rizières préférées à Bali, oui oui même avant celles de Ubud, qui cela dit au passage nous ont un peu déçues.

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Jatiluwih est donc un des plus beaux sites de Bali, ce sont des milliers d’hectares de rizières verdoyantes en cascade où ces plantations magistrales sont le fruit d’un travail exécuté selon une méthode traditionnelle qui se transmet alors depuis des siècles de génération en génération. Jatiluwih est désormais le site qui vient d’entrer dans la légende : récemment inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Le système d’irrigation des rizières utilisé est l’irrigation traditionnelle balinaise nommée ainsi « Subak  » qui date du 9ème siècle. Ce système écologique et durable est basé sur un fonctionnement communautaire. En effet, l’irrigation n’a pas pour unique vocation d’arroser les plantations, elle consiste en un écosystème artificiel complexe et dynamique et répond à des croyances très fortes. Au centre de chaque subak, se trouve un « temple de l’eau » géré par les religieux, qui constitue un système coopératif de gestion de l’eau. Ce temple est un lieu de culte dans lequel les fidèles viennent adorer les dieux et déesses de la prospérité et de la fertilité. C’est pour cela qu’au milieu des rizières nous retrouvons la déesse de la fertilité et du riz : Dewi Sri.

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Je vous conseille fortement d’explorer ces rizières, nous avons vraiment eu l’impression d’être perdu dans des centaines d’hectares de plantations. L’immensité de ce lieu est vraiment un plus, car malgré le monde cela ne se ressent pas du tout. De nombreux trails vous seront proposés. Marcher au cœur des rizières est à la fois un émerveillement et à la fois un moment magique.

 

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COMMENT S’Y RENDRE ?

Pour ceux qui voyagent en deux roues comme nous, la route qui mène aux rizières est somptueuse mais pas des plus faciles d’autant plus si vous êtes à vélo car le chemin est très vallonné. Toutefois, il y a beaucoup de monde et de cars touristiques qui visitent ces rizières, de nombreux bouchons peuvent être présents.

 

INFORMATIONS PRATIQUES.

Le site est ouvert tous les jours de 8h à 17h. Le droit pour l’entrée pour pénétrer dans les rizières de Jatiluwih est de 20 000 IDR (moins de 1.5€).

 

YOGYAKARTA, QUE L’AVENTURE INDONÉSIENNE COMMENCE.

Nous arrivons à Yogyakarta (à prononcer « Djodjakarta ») depuis Jakarta avec un train de nuit. Il est 5h30 du matin, nous commandons un Grab, l’application équivalente à Uber en Asie, puis nous prenons la direction de notre maison d’hôte. Une fois arrivée sur place, nous décidons de partir directement à la découverte de cette jolie ville où nous retrouverons deux temples somptueux, classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous louons le scooter pour 4,50 euros la journée. (environ en moyenne 70 000 à 90 000 roupies indonésienne)

Yogyakarta est une ville très dynamique, c’est un peu la capitale culturelle de l’île de Java, avec beaucoup d’étudiants et d’artistes. Des palais historiques aux œuvres modernes de street-art, en passant par l’artisanat traditionnel du batik, sans oublier les temples Borobudur et Prambanan.

BOROBUDUR, AUX HEURES MATINALES.

De Yogyakarta à Borobudur, il faut comptez environ 1 heure de route. Le chemin est bien indiqué. Une fois arrivé devant le site, des petits parkings payants s’offriront à vous.

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Borobudur est un temple bouddhiste, réminiscence de cette religion qui se partageait l’île de Java avec l’hindouisme, avant que l’islam n’arrive. Aujourd’hui, l’immense majorité des habitants de l’île de Java sont musulmans et le nombre de mosquées est impressionnant, très colorées par rapport aux mosquées européennes.

Borobudur est le temple que nous voulions à tout prix visiter en Indonésie. C’est en effet, le plus grand monument bouddhiste au monde. Ce monument a été construit entre la fin du VIIIe et le début du IXe siècle par Smaragunta, un souverain de la dynastie Sailendra qui a régné sur l’île de Java du VIe au Xe siècle. Un siècle après la construction, soit vers l’an 950, il fut abandonné comme la plupart des monuments qui se trouvaient dans le centre de l’île de Java. À la même époque, l’éruption du Merapi (volcan) ainsi que la jungle environnante ont dissimulé le temple qui fut complètement oublié pendant des siècles.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que le Candi Borobudur fut redécouvert par le gouverneur général de l’île Sir Thomas Stamford Raffles. Ce dernier, qui était un grand passionné de l’histoire de Java, fut informé de la présence d’un grand monument enseveli dans la jungle près du village de Bumisegoro. Au début du XXe siècle, un administrateur néerlandais du nom de Hartmann, pris conscience de la valeur de ce temple et entrepris de le reconstruire. Les premiers travaux de construction se heurtèrent à des problèmes techniques et les résultats peinèrent à convaincre. De plus, le tremblement de terre suite à l’éruption du Merapi au début des années 60 retarda également les travaux de restauration qui furent complètement interrompus pour des raisons financières.

Et en 1973, sous la tutelle de l‘UNESCO, que la restauration put reprendre. Après 10 ans de travaux titanesques, le site de Borobudur a pu être ré-ouvert au public.

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L’entrée au temple Borobudur est très cher, toutefois il est indispensable de visiter et de prendre dans ce cas le billet combiné pour Borobudur et Prambanan. Comptez 45$ dollar par personne. 

 

PRAMBANAN, TEMPLE HINDOU.

 

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Nous reprenons le scooter en direction du temple Prambanan, connu également sous le nom de Candi Lara Jonggrang, n’est pas un temple à proprement parlé, mais un ensemble de 240 temples shivaïtes. C’est le plus grand temple au monde dédié au Dieu hindou « Shiva le destructeur ». Après des centaines d’années de négligence, ce temple a été redécouvert par C. A. Lons, un Hollandais, en 1733. Depuis lors, il a été revitalisé et est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux et gracieux temples hindou en Indonésie. La grandeur, la complexité ainsi que le concept architectural intégré de Prambanan rendent cette structure vraiment incroyable. D’ailleurs, en 1991, Prambanan a été déclaré site du patrimoine mondial par l’UNESCO.

Ce complexe, construit entre 835 à 856, abrite les restes du roi de Mataram Balitung qui prétendait être une réincarnation de Shiva. C’est un spectacle magnifique et une icône du patrimoine culturel de l’Indonésie. Tout au long de son histoire, ce site a connu plusieurs destructions : incendies, tremblements de terre, etc., mais c’est probablement le tremblement de terre de 2006 qui a laissé le plus de séquelles. Actuellement, il est encore en restauration et de nombreux petits temples sont toujours éboulés.

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YOGYAKARTA ET CES ALENTOURS.

Nous avons adoré nous promener dans les alentours de cette grande ville de l’île de Java. Entre cascades, rizières, volcan, un dépaysement total ! Prenez votre scooter et partez à l’aventure, promis vous ne le regretterez pas.

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Yogyakarta est obligatoire lors de votre passage sur Java, toutefois il ne faut pas juste visiter les deux temples incontournables mais justement prendre le temps de se perdre dans la région.

 

MELAKA, QUAND LE PASSE COLONIAL SUBLIME.

Je pense qu’au même titre que Penang, Melaka est l’atout charme de la Malaisie. Nous avons passé plusieurs jours dans cette ville, d’une part pour la visiter, puis d’autre part pour se reposer et planifier un peu la suite de notre itinéraire de notre voyage.

L’histoire de Melaka est un condensé de l’histoire de Malaisie. Melaka a été le port le plus ancien de Malaisie, et surtout le 1er port influent et stratégique d’Asie du sud-est puisque il était situé au centre des routes commerciales allant d’Inde et du Moyen-Orient à la Chine et aux Molluques. Abritant le siège du sultanat de 1403 à 1511, Melaka joue un rôle important dans la diffusion de l’Islam qui se répand grâce aux marchands musulmans.

La ville vit son âge d’or aux XVème et XVIème siècles, 84 langues y sont parlées, 2 000 vaisseaux peuvent accoster au port et on y trouve des marchands arabes, perses, indiens, chinois, philippins, ou encore de l’empire du Siam (comprenant l’actuelle Thaïlande). En 1511, Melaka est prise par les Portugais, menés par Alfonso de Albuquerque ; 1 400 soldats sont capturés, une lutte armée est lancée, des maisons sont brûlées et on compte de nombreuses destructions. On parle alors d’une “Asie portugaise”. Les Portugais transforment Melaka, y construisant une forteresse, des églises, une prison, des écoles, des batiments administratifs et des hôpitaux. Néanmoins la forteresse de la ville est souvent attaquée. Les Hollandais arrivent à Melaka en 1602 et tentent à plusieurs reprises de conquérir la ville, avec l’accord du sultanat. Ils lancent l’assaut en 1641 et après leur victoire, s’installent en maîtres dans la ville. Plus tard, en 1795, ce sera au tour des Britanniques de prendre Melaka ; le protectorat britannique sera instauré en 1824 et durera jusqu’à l’indépendance de la Malaisie, en 1957. Melaka aura donc été malaise, portugaise, hollandaise, britannique puis malaisienne. Elle aura aussi été hindoue, musulmane, catholique, protestante puis de nouveau musulmane !

Melaka renaîtra grâce au tourisme. En 1985, le docteur Mahathir décide d’en faire la ville historique de Malaisie et en 2008, elle est inscrite, avec Penang, au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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LE CENTRE HISTORIQUE DE MELAKA.

Melaka est donc célèbre pour son héritage colonial Dutch qui se retrouve uniquement dans une petite portion de la vieille ville au demeurant. Plusieurs vestiges du passé et quelques rues autour de l’eau nous rappellent la présence des Pays-Bas en Malaisie, le tout mixé aujourd’hui avec le petit marché nocturne de Chinatown et des sortes de pouss pouss kawai/boites de nuit pour touristes asiatiques principalement.

Nos incontournables :

  • Dutch Square, célèbre place où les monuments sont de couleur rouge avec notamment la Clocktower et Christ Church (dont l’intérieur est très sobre)
  • L’église Saint Paul sur la colline éponyme et devant laquelle trône une statue de Saint François Xavier : cette église catholique est la plus ancienne d’Asie du Sud Est ! Il n’en reste que les vestiges avec de très belles pierres et gravures dont la visite se fait à ciel ouvert.
  • A Famosa, la seule porte restant de l’ancienne forteresse portugaise.
  • Le bateau au musée de la marine. Somptueux !

 

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Toutefois, n’hésitez pas à aller voir la mosquée flottante de Melaka, ne faites pas comme nous en l’oubliant complètement..

 

COMMENT SE RENDRE A MELAKA DEPUIS KUALA LUMPUR ?

Bus Kuala Lumpur – Malacca : 2h de trajet, 10 RM / personne (départ de la gare routière TBS – arrivée à la gare routière Melaka Sentral).

 

 

Melaka est une destination à ne pas rater lors de votre séjour en Malaisie. C’est une ville chargée d’histoire, marquée par des influences architecturales très diversifiées. Un vrai petit trésor !

 

 

 

LUANG PRABANG, UNE DÉLICATESSE ADULÉE.

S’il y a bien une ville que nous avons littéralement adoré au Laos, c’est bien Luang Prabang. Un vrai petit bijou !

Des collines verdoyantes et des monts couverts de forêts forment le cadre naturel de cette ville, troisième du pays par sa taille, et première pour sa beauté selon tous les sites de voyageurs reconnus. Luang Prabang s’étend sur une langue de terre, tout en longueur, au confluent du fleuve Mékong et de la rivière Nam Khan. Le climat est aussi un atout, située à 600 mètres d’altitude cette ville offre un air et une douceur agréable qui font du bien.

Puis Luang Prabang possède des normes architecturales mettant en avant l’architecture locale, peu de bâtiments modernes et pas du tout en hauteur. Une ville totalement en horizontale, une vraie splendeur qui fait d’elle une ville classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1995.

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Nous sommes arrivés à Luang Prabang depuis Vang Vieng, la route pour accéder à cette nouvelle ville est très jolie, vos yeux vont être submergés de beauté.

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CÔTE HISTOIRE.

Son nom originel était Jawa, désignant un endroit « indianisé » ou « entouré de jungle ou d’eau« . La ville ne prit son nom définitif qu’en 1491, en l’honneur du grand bouddha d’or, arrivé deux ans auparavant. Luang signifie « grand » et Prabang « statue d’or sacrée« . Elle devient capitale du Laos jusqu’en 1563, date à laquelle le roi Setthathirat décida de s’établir à Vientiane.

Luang Prabang est une ville d’histoire et un haut lieu du bouddhisme en Asie avec 66 temples occupants 33% de la surface de la ville ! Aujourd’hui, la ville compte des milliers de moines bouddhistes vêtus de leurs robes orange qui donnent à la ville une image presque mystique. Dans l’ancien temps Luang Prabang fut Capitale du Royaume du «Million d’éléphants »du XIV à 1946 (ici je parle bien de capitale royale car la capitale effective fut Vientiane dès 1563). Les deux villes se disputaient le titre de capitale suprême.

 

LE MONT PHOUSI.

Dès lors de notre arrivée en fin de journée, nous sommes partis directement en direction du Mont Phousi, en plein coeur du centre ville. Non loin du palais royal, repérez l’escalier qui monte vers le sommet,  faites-vous violence pour y aller tôt le matin ou tard le soir : vous pourrez profiter d’un lever ou coucher du soleil à l’abri de la chaleur et surtout des touristes. C’est l’un des incontournables à faire à Luang Prabang.

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Au sommet, on y retrouve un point de vue superbe sur Luang Prabang et la végétation luxuriante tout autour. On peut apercevoir également le That Wat Chomsi, un stupa de 20 mètres érigé sur une pyramide à trois gradins.

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Cette vue panoramique sur Luang Prabang est vraiment formidable et l’ascension du Mont Phousi est à la fois rapide et facile où se déroule sous vos yeux un paysage superbe, qui vous rappelle que le cœur du Laos bat bien à Luang Prabang. L’entrée coûte 20 000 kips par personne, une tenue adaptée est formellement conseillée.

 

LE PALAIS ROYAL.

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Visiter Luang Prabang, c’est aussi faire un plongeon dans l’histoire moderne laotienne en visitant le palais royal (Haw Kham en lao). Construit au début du XXe siècle pour abriter la famille royale sous le protectorat français, le palais royal a été transformé en musée à la fin de la monarchie au Laos. Il renferme des pièces de collections précieuses, telles que des statues, des peintures ou des objets du quotidien. Chaque pièce a été construite pour un but précis et chacune est décorée en fonction.

La visite du palais royal est un excellent moyen de s’intéresser au passé du Laos et d’en savoir plus sur les événements tragiques qui ont marqué son histoire récente. L’entrée du palais est payante, mais vous pouvez vous promener dans les jardins, si la visite de l’édifice ne vous tente pas plus que ça. L’entrée au Palais Royal coûte 30 000 kips par personne, attention ici aussi à votre tenue vestimentaire.

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Le soir, direction le petit marché de nuit, où nous retrouvons ce couple de deux français rencontrés à Vang Vieng autour d’une bière laotienne qui pour information est vraiment très bonne. Le lendemain nous décidons de nous rendre à la fameuse cascade Kuang Si, (voir article), ce fut invraisemblablement l’un des meilleurs moments vécus au Laos, entre paradis naturel et hors du temps.

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Cela dit, aux alentours de Luang Prabang, il existe de nombreuses cascades plus ou moins touristiques, mais la plus belle reste Kuang si.

  • Tad sae
  • Tad Thong
  • Nahm Dong Park

 

Pour les plus lève-tôt d’entre vous, tous les matins vous pouvez retrouver la cérémonie du Tak Bat. C’est une cérémonie multiséculaire où les laotiens viennent faire offrande de nourriture aux moines qui marchent en procession dans la rue. Les moines passent devant les gens en méditant et recueillant ainsi leurs dons.

 

Luang Prabang a été une découverte séduisante et tout autant paisible, où vous ne devez faire l’impasse sous aucun prétexte. Coup de coeur assuré !

CHAMPASAK, VAT PHOU LE PETIT ANGKOR DU LAOS.

Champasak se situe à une trentaine de kilomètres de Paksé, sur la rive droite du Mékong, s’étirant langoureusement entre fleuve et montagnes, sur 3 km le long d’une route qui mène au fameux Vat Phou.

Ce petit village a connu son heure de gloire au début du XX ème siècle, lorsque les français chouchoutaient la famille royale. Aujourd’hui Champasak se complaît dans une douce tranquillité.

 

L’INCROYABLE VAT PHOU. 

Classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, c’est le site archéologique le plus intéressant et le plus important du Laos. Tout est relatif si vous avez visité le site d’Angkor au Cambodge, cela dit sa configuration de temple-montagne vient enrichir  tout de même l’exploration.

Le Vat Phou, littéralement « temple de la montagne » en Lao, serait le berceau de la civilisation Khmère bien avant la fondation d’Angkor Wat. Les premières recherches scientifiques sur le site ont été entreprises au début du XX ème siècle par le Français Henri Parmentier.

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UN PEU D’HISTOIRE.

On connaît assez précisément l’histoire du site de Vat Phou grâce aux descriptions issues d’annales chinoises « l’histoire des Souei » datant du IV ème siècle. A cette époque, il existe un pays dans le Delta du Mékong, le Royaume de Funan. A la fin du VI ème s. les Royaumes des pré-khmères et des Chams qui peuplent le Sud du Laos actuel s’allient et chassent le Royaume de Funan. Ce nouvel état prend le nom de Chenla, puis devient Khmère par la suite. Les Khmères font de Vat Phou leur principal centre de culte. Pourquoi ? Parce qu’à une époque très reculée, des religieux sans doute venus d’Inde, avaient reconnus dans les formes généreuses de la montagne verdoyante dominant le temple la forme phallique representant le dieu Shiva.

 

VISITE DU VAT PHOU.

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L’entrée au site coûte 50 000 kips par personne, et est ouvert de 8h à 16h30. Une fois le billet acheté, une petite navette gratuite vous accompagnera au début du site.

Contrairement à Angkor, Vat Phou est peu préservé. Les grands temples en bas du site sont en cours de restauration, mais il ne reste pas grand chose de la majeure partie de l’ensemble historique qui est construit au sommet d’une colline dominant toute la plaine, avec, au loin, les méandres du Mékong.

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N’oubliez pas de grimper les marches raides et inégales de cesescaliers plus que millénaires à l’ombre des frangipaniers en fleurs, qui embaument l’atmosphère. Au sommet, la sensation d’être un vrai explorateur vous attend. La vue est très jolie ! Baladez-vous entre les ruines, envahies sous la végétation, pour découvrir des vestiges en imaginant toute la beauté de l’ancienne cité.

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Ce site est une escapade agréable et très enrichissante depuis Paksé où la civilisation Khmère prend tout une autre ampleur et développe encore dans nos esprits leur puissance surprenante et fascinante.

 

 

 

 

 

HUE, ANCIENNE CITE IMPERIALE DU VIETNAM.

Située au centre du Vietnam, à une vingtaine de kilomètres de la mer, Hué s’épanouit au bord de la rivière des Parfums. Attachée aux empereurs Nguyen depuis la fin du XVIIème, cette cité est réputée pour sa vie culturelle, et occupe une place importante dans le paysage Vietnamien.

Sa magnifique citadelle est inspirée de la cité interdite de Pékin, accompagnés de fastueux tombeaux royaux disséminés dans la campagne alentour, entre rizières et colline, qui lui ont valu d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

 

UN PEU D’HISTOIRE. 

Si l’on remonte un peu dans l’histoire, il faut noter qu’Hué a été occupée par les Chinois du III ème siècle av J-C au III ème siècle ap J-C, puis la région entre alors dans la sphère Cham (groupe ethnique Cambodge/Centre Vietnam essentiellement musulman). Marquant la frontière Nord du Royaume, elle s’appelle successivement Kiusu et Kandarpapura. Puis en 1306, la ville passe entre les mains du Royaume Vietnamien, et est rebaptisée Thuan Hoa sous les règnes des seigneurs Nguyen.

Toutefois, cette ville devient importante à la fin du XVII ème siècle lorsqu’un seigneur Nguyen fait d’elle sa capitale. Puis s’en suit une guerre civile, qui s’achève en 1777 par la prise de l’empereur Nguyen Hué. Elle conservera alors, aujourd’hui encore, le nom de cet empereur.

 

HUE, CAPITALE DU TRES CELEBRE CHAPEAU CONIQUE. 

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A Hué deux quartiers sont spécialisés dans la conception de ce fameux chapeau vietnamien : Phu’oc Vinh et Vinh Loi. Cette tradition remonte plus de 4 siècles, impossible pour vous de rater ça, pratiquement tous les Vietnamiens en portent et de nombreuses boutiques à l’entrée des sites touristiques vous en proposeront.

Le chapeau conique est un couvre-chef très utilisé à la campagne pour se protéger des rayons de soleil et de la pluie. Il ne faut pas cependant mélanger cet accessoire indispensable des paysans vietnamiens avec les chapeaux chinois le « lìmào » et japonais le « sugegasa ». Ce chapeau vietnamien présente ses qualités propres.

C’est surtout au niveau des techniques de fabrication et des matières premières adoptées qui fait la différence du nón lá avec les autres variantes de chapeau conique. Le chapeau vietnamien utilise comme matériaux des feuilles de latanier; une espèce de palmier qui pousse en abondance au coeur du Vietnam, dans ses forêts de moyenne altitude. C’est la raison pour laquelle, ce couvre-chef est dénommé nón lá qui est littéralement traduit en français par « chapeau de feuilles ».

 

 

VISITE DE LA CITADELLE ROYALE, ENTRE CITE IMPERIALE ET CITE POURPRE. 

 

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Cette citadelle est le seul exemple d’une ville impériale du Vietnam, existant encore aujourd’hui. Elle est construite de 1804 à 1833 sous l’initiative de Gia Long, fondateur de la dynastie Nguyen. Hué s’étend sur une dizaine de kilomètres, s’inspirant de l’architecture des palais impériaux chinois. Jusqu’à 80 000 habitants de la région participèrent à son édification.

C’est vrai que comparé à sa superficie initiale, carrément immense, il ne reste plus beaucoup de bâtiments debout, bombardés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 70, mais nous avons beaucoup apprécié s’y promener tranquillement. La visite en totalité avec les deux cités ci-dessous, dure à peu près deux heures. Le temps d’explorer pleinement ce lieu rempli de charme.

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Il reste encore quelques beaux monuments d’autrefois : palais, temples, bibliothèques, opéra… Difficile d’imaginer que la citadelle était splendide et pleine de vie jusqu’en 1945, date d’abdication du dernier empereur Nguyen. 

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Pour se rendre à la cité impériale, l’accès se fait uniquement par la Porte du Midi, et sortie par la Porte de l’Humanité. Le billet coûte 150 000 Dongs, et pour le billet combiné avec les tombeaux dans les alentours de la région comptez 280 000 Dongs. L’accès à la citadelle est ouvert tous les jours de 7h à 17h.

Les lieux à retenir durant cette visite sont : la porte du midi, le palais du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, la porte de la vertu, le palais de la reine mère et celui de la longue vie. 

 

LA PAGODE DE DAME CELESTE.

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Nous continuons notre visite en fin de journée par la pagode de Dame Céleste. Cette pagode est la plus connue de Hué, fondé en 1601, elle se démarque par une tour octagonale de 7 étages, évoquant les 7 réincarnations de Bouddha. Cette place est l’endroit agréable pour observer un coucher de soleil.

 

LES TOMBEAUX MAJESTUEUX DES ALENTOURS. 

Le lendemain, nous consacrons notre journée aux fastueux tombeaux, néamoins nous décidons dans un premier temps d’aller explorer le fameux parc aquatique abandonné. Son accès est fermé, toutefois vous pouvez trouver un chemin pour accéder à l’interieur du site où il vous faudra glisser un petit billet au personnel de sécurité si vous les croisez. Pour notre part, nous nous sommes un peu éloignés du site et avons fait voler notre drone pour avoir un point de vue sur ce parc désert.

 

 

 

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Par la suite, direction les tombeaux Gia Long et Minh Mang, qui sont tous au sud de Hué. En effet, les empereurs de la dynastie des Nguyen faisaient construire d’immenses et magnifiques tombeaux de leur vivant, tout comme ont pu le faire les pharaons en Egypte.

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Hué est une de mes destinations favorites au Vietnam, rempli de charme et d’histoire. Les couleurs de la cité impériale sont magnifiques, et parfois même poétiques. Nous nous sommes laissés envoûter par ce lieu, et par les alentours paisibles et enrichissants de cette ancienne capitale impériale.