TALLINN, L’ENJÔLEUSE.

Je pense que Tallinn est la plus jolie capitale des pays Baltes. Après c’est sur qu’enchaîner les capitales Baltes en trois jours donne un peu ce sentiment de déjà vu, mais nous pouvons vous le garantir que chaque capitale possède son charme authentique et unique.

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CÔTE VANALINN.

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Lors d’un voyage à Tallinn, la visite de la magnifique vieille ville qui a conservé tout son charme médiéval s’impose d’elle-même. Celle-ci est en effet toujours entourée de remparts comprenant de nombreuses tours dont l’origine remonte au XIIIe siècle. Tout le centre historique est d’ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La vielle ville est tout simplement à couper le souffle, les anciennes maisons hanséatiques (de commerçants) sont de toutes les couleurs et magnifiques, une petite pause photographique exquise.

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Au cœur de cette vieille ville, on trouve Toompea, une colline calcaire qui surplombe le reste de la cité de 20 à 30 mètres. Il ne faut pas hésiter à grimper ces quelques mètres afin de jouir de magnifiques points de vue sur les toits rouges et les nombreuses cheminées de la vieille ville et le quartier moderne. On peut aussi observer sur cette colline l’église orthodoxe Alexandre Nevsky et ses coupoles noires. Puis profitez-en pour visiter juste à côté la forteresse. 

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Tallinn est saisissante, charmeuse d’autant plus avec ses couleurs automnales malgré le ciel gris qui domine notre séjour dans les pays Baltes. Elle est très agréable le temps d’un week-end, et permet vraiment de se hisser à l’époque médiévale par ces vestiges restants. Certains restaurants vous proposent mêmes des repas de l’époque.

Notre séjour dans les trois pays Baltes touche à sa fin, nous prenons le vol dès demain en direction de Stockholm !

 

KAUNAS, LA TRANQUILLITÉ LITUANIENNE.

Nous arrivons à Kaunas très tard, depuis Tel-aviv. Nous attendons le dernier bus de nuit pour rejoindre notre Air bnb. Bon, premièrement nous avons pris un coup de froid passer de 35 degrés en Israël à 5 degrés maximum, cela nous a fait énormément bizarre d’avoir cette sensation d’avoir froid. Puis qu’est ce que cela fait du bien de retrouver l’Europe après 1 an d’exploration asiatique. On s’est vite senti chez nous.

Deuxième plus grand centre scientifique, industriel et culturel du pays, la ville de Kaunas, capitale de la Lituanie pendant l’Entre-deux-guerres, est située à 103 km à l’ouest de Vilnius. 

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KAUNAS ET SON HISTOIRE. 

Fondée au XIe siècle autour des bases de son château qui domine l’intersection des deux rivières, Kaunas fut un bastion d’avant-garde à la pointe des combats contre l’ordre des Chevaliers Teutoniques venant de l’Est, entre le XIIIe et le XVe siècle. Après cette période, la ville prospéra dans le cadre du commerce de la Hanse. A l’issue de la Première Guerre mondiale, le 16 février 1918, le Conseil lituanien proclama la République de Lituanie. Le peuple lituanien continuait de se battre contre les Polonais et les bolcheviques pour protéger son indépendance.

Cependant en 1920, la Pologne réussit à annexer Vilnius. La capitale fut alors déplacée à Kaunas, cette grande ville universitaire, qui devint la capitale de la Lituanie indépendante de l’Entre-deux-guerres (1920-1939). De cette époque date une certaine rivalité qui oppose Kaunas à Vilnius. Kaunas aurait été incendiée à treize reprises, pour des raisons stratégiques, avant la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, au cours de cette période tragique, sa vieille ville fut étonnamment préservée. Aujourd’hui, ce centre historique aux multiples styles architecturaux offre un intérêt tout particulier, ce qui n’est pas le cas de ses périphéries, construites et élargies à l’époque soviétique. La ville a pour ambition de voir son héritage architectural de l’entre-deux-guerres inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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Aujourd’hui souvent considérée comme plus lituanienne (et plus nationaliste aussi) que Vilnius, car plus homogène en termes de composition de population, Kaunas est un centre commerçant notamment pour le textile, nous avons été choqué des prix si attractifs.

Kaunas se visite très rapidement et surtout avec une tranquillité qui fait du bien loin des villes touristiques que nous avons pu faire jusqu’à présent. Entre son vieux centre historique, ses églises et ses ruelles pavées, nous avons adoré cette première approche de la Lituanie. Coup de cœur garanti, et même avec un temps gris !

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INFORMATIONS PRATIQUES.

COMMENT S’Y RENDRE ?

Le centre de Kaunas est accessible avec le bus 29G. Ce bus effectue plusieurs arrêts. « Laisvės alėja » est l’un des arrêts de bus situé dans le centre-ville, vous atteindrez cet arrêt, situé entre la vieille ville (Senamiestis) et la ville nouvelle (Naujamiestis), en 35 minutes environ. Le prix du ticket coûte 1 euro par trajet et par personne. 

 

BUS KAUNAS-VILNUIS.

Vous pouvez réserver votre bus sur les sites comme Busbud, cela coûte entre 7 à 13 euros pour se rendre à Vilnuis par personne. Il y a des départs fréquents et le trajet dure environ 2h30.

 

 

JÉRUSALEM, BERCEAU DE L’HUMANITÉ.

Jérusalem est une des villes les plus importantes au monde, berceau de toutes les religions chargée d’histoire et de merveilles. Elle est le symbole de tout représentant tellement de choses pour tellement de cultures différentes… nous avions tellement hâte de découvrir la ville qui est à l’origine d’une bonne partie de l’histoire de notre humanité, que l’on croit aux récits bibliques ou pas.

Jérusalem est une ville fascinante. Si l’on est croyant, il y a un milliard de choses à y voir, si on ne l’est pas, ça n’en reste pas moins un superbe endroit à visiter et surtout, c’est un lieu très chargé culturellement parlant. Ici encore, les pierres de Jérusalem donnent le ton à la ville. Tout est très blanc, lumineux, propre, nous avons pu le constater dès notre arrivée.

 

LA VIEILLE VILLE.

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Le centre historique de Jérusalem est le lieu saint des trois religions monothéistes d’Orient et d’Occident. D’une haute force symbolique et spirituelle, plusieurs monuments sont incontournables, dont le Mur Occidental, dernier vestige du temple juif dont nous reparlerons plus tard, le dôme du Rocher, dont la couronne d’orée domine la vieille ville, et la via Dolorosa qui se termine par le Saint-Sépulcre, une église abritant le tombeau de Jésus-Christ. Dans cette enceinte abritant des hauts lieux saints, vous y découvrirez aussi 4 quartiers : musulman, chrétien, juif et arménien. Apprivoisez chaque quartier comme il se doit en prenant votre temps, vous ne serez pas déçus !

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LE SAINT-SÉPULCRE. 

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Nous commençons notre visite avec l’Eglise Saint-Sépulcre évitant ainsi la foule de la  journée. Un lieu à forte signification pour les chrétiens puisque c’est ici qu’aurait eu lieu la crucifixion et que l’on peut trouver le tombeau du Christ (le Saint-Sépulcre), c’est donc ici qu’aurait eu lieu la résurrection.

Nous avons fait la queue pour visiter le tombeau du Christ, cela a été très prenant, surtout de faire les nombreux fidèles dont une telle émotion. L’édicule est composé de 2 pièces. La première est la chapelle de l’Ange au centre de laquelle est conservé un fragment du rocher sur lequel se serait assis l’ange quand les femmes se rendirent au tombeau déjà vide, après la résurrection du Christ. La deuxième pièce est la chambre mortuaire proprement dite, qui est aussi la dernière station du chemin de Croix. Au-dessus du tombeau, 43 lampes en argent ont été suspendues : 13 appartiennent aux Latins, 13 aux Grecs, 13 aux Arméniens, alors que les Coptes n’en ont que 4.

Le Saint-Sépulcre représente le centre du quartier chrétien. Depuis le IVe siècle, les pèlerins prient dans cette église, élevée sur le site du Calvaire, exactement à l’endroit où Jésus «  a été cloué sur la croix, est mort et est ressuscité « . Jadis, cet emplacement se trouvait hors des murs de la ville et servait de lieu pour les exécutions. On l’appelait leGolgotha (de l’araméen gulgoleth), qui veut dire  » crâne « , d’une part parce que sa forme arrondie ressemblait à un crâne, d’autre part parce que la légende situait là l’endroit où était enterré le crâne d’Adam.

La construction de la première basilique du Saint-Sépulcre commença en 326, sur ordre de l’empereur Constantin. Elle fut érigée à l’endroit d’un temple et d’un sanctuaire romains du IIe siècle qui, selon la tradition locale, se dressaient sur le lieu même où Jésus avait été crucifié et enterré. Lorsque les édifices romains furent démolis, plusieurs tombes taillées dans le roc furent découvertes. Il ne reste aujourd’hui pas grand-chose de l’édifice byzantin d’origine qui fut incendié et pillé par les Perses en 614, partiellement rebâti, endommagé par un tremblement de terre en 808 et démoli à nouveau, en 1009, sur ordre du calife fatimide el-Hakem. Une partie fut reconstruite par l’empereur byzantin Constantin Monomaque en 1048, mais, pour l’essentiel, le bâtiment actuel est le résultat d’une reconstruction par les croisés au XIIe siècle ainsi que de rénovations ultérieures. Avec ses ajouts successifs, ses cryptes et ses étages l’église est un vrai labyrinthe.

Immédiatement à l’entréeon ne peut manquer la dalle de pierre en calcaire rose, illuminée par 8 lampes suspendues symbolisant les différentes confessions chrétiennes. Il s’agit de la Pierre de l’Onction où, selon les Grecs orthodoxes, le corps du Christ serait descendu de la croix. Selon les catholiques romains c’est ici qu’il aurait été oint avant d’être mis au tombeau. Autour de la dalle, on remarquera les nombreux pèlerins qui l’embrassent ou versent de l’huile sur la pierre et humectent un linge en signe de dévotion.

Le Saint-Sépulcre comprend les 5 dernières stations du chemin de Croix (Via Dolorosa). En entrant dans la basilique, l’escalier sur votre droite vous mènera dans une chapelle divisée en 2 nefs. La chapelle de gauche appartient aux Grecs orthodoxes, celle de droite aux franciscains. A l’entrée de cette dernière se trouve la Xe station de la Via Dolorosa où Jésus aurait été dépouillé de ses vêtements ; vous noterez le magnifique autel du XVIIe siècle offert par la famille des Médicis. A l’intérieur de la même chapelle vous verrez la XIe station, l’endroit où Jésus aurait été cloué sur la Croix. La XIIe station se situe dans la chapelle grecque orthodoxe et marque le trépas de Jésus sur la Croix. Entre les stations XI et XII, se trouve la XIII où le corps de Jésus aurait été descendu de la croix et remis à Marie.

Le Saint-Sépulcre est partagé entre 6 communautés chrétiennes : catholiques romains, Grecs orthodoxes, Arméniens, Coptes, Ethiopiens, Syriens. Les musulmans, pour qui Jésus est un prophète, sont aussi représentés.

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Une fois sortis de l’église où nous ne réalisions pas vraiment ce à quoi nous venions d’assister dans le lieu le plus sacré du monde chrétien, nous avons entrepris de suivre le chemin de croix (mais à l’envers).

 

LA MOSQUÉE AL AQSA. 

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Le mont du Temple, lieu saint du judaïsme, est situé au-dessus du Mur des Lamentations. Sa partie supérieure abrite l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam après la Grande Mosquée de La Mecque et la mosquée du Prophète de Médine, en Arabie saoudite. Par un héritage de l’histoire, l’esplanade reste sous la garde de la Jordanie, mais Israël en contrôle les accès.

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Ce site religieux est très disputé. Le mont Moriah, sur lequel se trouve l’esplanade, correspond, pour les Juifs, au lieu de la création du monde. Selon le Talmud, ici le Créateur aurait pris un peu de terre pour façonner Adam. Par la suite, il devint un lieu de sacrifice aussi bien pour les juifs que pour les musulmans. Ici, Abraham offrit son fils en sacrifice. Cependant, pour les juifs, il s’agissait d’Isaac, tandis que pour les musulmans, c’est Ismaël que le patriarche aurait voulu sacrifier. De plus, la tradition musulmane identifie le mont Moriah comme le lieu où Mahomet aurait effectué l’ascension aux sept cieux pour rejoindre Allah. Sur le mont Moriah se dressaient le Premier, puis le Second Temple, et c’est aujourd’hui l’un des lieux les plus sacrés de la religion musulmane. Après la guerre des Six Jours, Moshe Dayan remit la gestion du mont du Temple aux autorités palestiniennes de Jérusalem, ce qui n’a jamais été accepté par les extrémistes juifs. Toutefois, si la gestion de l’esplanade des Mosquées est depuis 1967 confiée au Waqf (l’autorité des lieux saints musulmans) de Jérusalem, le site, comme le reste de la vieille ville, reste sous contrôle israélien.

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Concernant la mosquée,  il ne reste plus rien de la mosquée originelle construite au VIIIe siècle sur les vestiges d’une ancienne église byzantine et qui fut détruite à deux reprises (748 et 1033) par des tremblements de terre. Elle fut reconstruite avant que les Croisées ne s’en emparent en 1099 lors de la prise de Jérusalem. La mosquée servit alors de palais dénommé Temple de Salomon pour le roi de Jérusalem Baudouin II. En 1119, elle devint le siège de l’ordre du Temple, sous le nom de Maison du Temple de Jérusalem. Elle redevint mosquée après la reconquête musulmane de 1187. Après que la mosquée eut été une fois encore endommagée en 1928 et 1937 par de nouveaux tremblements de terre, elle fut reconstruite en 1939, et peut accueillir aujourd’hui 3 000 fidèles (ce qui en fait la plus grande mosquée de Jérusalem). Les très belles colonnes de marbre de l’intérieur furent offertes à cette occasion par Mussolini. Les parties les plus anciennes du bâtiment actuel remontent à 1035 et à 1218, dont un mihrab (niche indiquant la direction de La Mecque) de l’époque de Saladin. Sur certaines reproductions de la mosquée à partir du VIIIe siècle, on peut voir les 15 arches de l’édifice qui n’en comporte plus que 7 aujourd’hui.

 

LE MUR DES LAMENTATIONS. (WESTERN WALL)

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Le Mur des Lamentations ou Mur occidental (HaKotel,  » mur de l’Ouest  » en hébreu) est un lieu sacré pour les juifs du monde entier (le site le plus sacré du judaïsme étant le mont du Temple où se situe l’esplanade des Mosquées). A toute heure du jour et, souvent aussi, de la nuit, les fidèles viennent se recueillir, telle une grande synagogue à ciel ouvert, et déposer dans les interstices des petits papiers sur lesquels ils ont émis des voeux. On dit que les gouttes de rosée qui couvrent le Mur à l’aube sont les larmes du peuple hébreu souffrant de la perte de leur second Temple.

Le terme usuel de  » Mur des Lamentations  » fait allusion aux pèlerins qui, pendant la période ottomane, venaient y pleurer la destruction du Temple et l’exil du peuple juif. Mais, depuis la création de l’Etat d’Israël, l’appellation  » Mur occidental  » est plus courante. Bien que le Mur occidental soit principalement connu comme un lieu sacré pour les juifs, il revêt également une signification notoire pour les musulmans, car il soutient l’esplanade sur laquelle se dresse le dôme du Rocher.

Erigé il y a environ 2 000 ans, ce pan de 80 m de longueur n’est en fait qu’une partie de la muraille occidentale du Temple construit par l’ambitieux roi Hérode le Grand, dont la longueur totale frôlait les 500 m. Elle s’élevait à 60 m de hauteur, mais les 20 m supérieurs ont été détruits, et les 20 m inférieurs sont enfouis sous terre. Le Kotel se prolonge sous des arcades, sous le quartier musulman, et on peut le longer en suivant un tunnel de 488 m ouvert au public en 1984 (visite guidée sur réservation uniquement). Ce tunnel fut découvert au XIXe siècle, lors des fouilles réalisées par des archéologues britanniques.

Les pierres du Mur occidental sont en calcaire, leurs bords sont taillés afin de former un contour autour de chacune d’elle. C’est le style typique employé par le roi Hérode, qui régna au Ier siècle av. J.-C. sous tutelle romaine, et qui érigea le mur de telle sorte qu’il soutienne le mont du Temple.

 

COMMENT SE RENDRE A JERUSALEM DEPUIS TEL AVIV ?

Deux bus relient Jérusalem à Tel Aviv : la ligne 480 se dirige vers la gare d’Arlozorov (environ toutes les 10 minutes) située dans le quartier huppé du nord de TelAviv et la ligne 405 se dirige vers la gare routière centrale de TelAviv (toutes les 20 minutes environ) située au sud de TelAviv.

 

 

Nous avons visité Jérusalem en une journée, et je vous l’accorde c’est très très court, d’une part car Jérusalem possède de nombreux lieux très intéressants à voir et d’autres part je pense qu’il faut laisser du temps à son cerveau d’avaler autant d’informations culturelles. Mais Jérusalem, tout comme Istanbul fait partie de ces villes à voir et à comprendre l’histoire et la symbolique, au moins une fois dans sa vie.

ÉPHÈSE, LA OU LES RUINES ANTIQUES CAPTIVENT.

Depuis Pamukkale, nous arrivons à la tombée de la nuit sur Selçuk, un petit village proche du site d’Éphèse. C’est d’ailleurs au cœur de ce site que le lendemain nous décidons de nous rendre à pied, à 25 minutes du centre ville. Le site d’Éphèse fut redécouvert en 1869 et fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2015.

Malgré que le temple d’Artémis, l’une des sept anciennes merveilles du monde antique n’y est plus, la visite de l’une des plus prestigieuses villes de l’antiquité est toutefois incontournable. C’est vraiment une sensation d’un retour dans le passé vu la grandeur du site et les nombreuses ruines (parfois restaurées) restantes.

On retiendra notamment la somptueuse façade superbement restaurée de la bibliothèque Celsius aux airs de Petra et le deuxième plus grand amphithéâtre du monde antique après celui d’Epidaure en Grèce. A noter que la grandeur d’Éphèse reposait sur son port, dont l’ensablement au IIIe siècle entraîna le déclin. Puis, contrairement à d’autres temples de la Turquie actuelle oubliés au fil des siècles, le site a toujours été connu notamment en raison des textes d’Hérodote et de Pline l’Ancien. Ce fut également un lieu de pèlerinage des Chrétiens qui visitèrent la basilique St John.

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LA BIBLIOTHÈQUE DE CELSUS.

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C’est le monument le plus beau du site ! La bibliothèque de Celsus était dans l’antiquité une des trois plus grandes bibliothèques au monde derrière celle d’Alexandrie et de Pergame. Construite au IIe siècle, elle contenait quelques 12 000 rouleaux. Elle fut détruite un siècle plus tard par un incendie allumé par les Goths lors de leur invasion.

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Puis lors de votre visite, vous croiserez aussi les monuments suivants :

  • L’agora d’Ephèse (I siècle avant JC)
  • Les bains Varius (I siècle après JC)
  • La basilique au nord de l’agora (I siècle après JC)
  • La Rue de Courètes et l’Avenue de Marbres
  • La place de Dominitien (Isiècle après JC)
  • Le monument de Memnius (I siècle après JC)
  • L’arc de Triomphe (IV siècle après JC)
  • La bibliothèque de Celsus (II siècle après JC)
  • Les thermes de Scholastikia (I siècle après JC)
  • Le temple d’Hadrien (II siècle après JC)
  • Des maisons en terrasses, etc.

 

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INFORMATIONS PRATIQUES :

Il faut savoir que pour visiter les ruines Éphèse le site est construit tout en longueur (vous marcherez bien 3-4 km dans le site) et qu’il y a 2 entrées. Donc l’idéal c’est plutôt d’arriver d’un côté, traverser tout le site puis ressortir de l’autre pour s’éviter ainsi un retour inutile. toutefois, faire l’aller-retour n’est pas non plus insurmontable. L’entrée au site coûte quand même 60 tl/pers. ( Accès avec Pass Turquie compris )

Bon à savoir : prévoyez un chapeau, crème solaire et une bouteille d’eau pour profiter en toute tranquillité du site Éphèse sous le soleil. Les zones d’ombre y sont absentes.

 

Visiter Éphèse permet ainsi de découvrir une ancienne cité antique assez bien conservée, et donc s’émerveiller à chaque instant vécu.

HUE, ANCIENNE CITE IMPERIALE DU VIETNAM.

Située au centre du Vietnam, à une vingtaine de kilomètres de la mer, Hué s’épanouit au bord de la rivière des Parfums. Attachée aux empereurs Nguyen depuis la fin du XVIIème, cette cité est réputée pour sa vie culturelle, et occupe une place importante dans le paysage Vietnamien.

Sa magnifique citadelle est inspirée de la cité interdite de Pékin, accompagnés de fastueux tombeaux royaux disséminés dans la campagne alentour, entre rizières et colline, qui lui ont valu d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

 

UN PEU D’HISTOIRE. 

Si l’on remonte un peu dans l’histoire, il faut noter qu’Hué a été occupée par les Chinois du III ème siècle av J-C au III ème siècle ap J-C, puis la région entre alors dans la sphère Cham (groupe ethnique Cambodge/Centre Vietnam essentiellement musulman). Marquant la frontière Nord du Royaume, elle s’appelle successivement Kiusu et Kandarpapura. Puis en 1306, la ville passe entre les mains du Royaume Vietnamien, et est rebaptisée Thuan Hoa sous les règnes des seigneurs Nguyen.

Toutefois, cette ville devient importante à la fin du XVII ème siècle lorsqu’un seigneur Nguyen fait d’elle sa capitale. Puis s’en suit une guerre civile, qui s’achève en 1777 par la prise de l’empereur Nguyen Hué. Elle conservera alors, aujourd’hui encore, le nom de cet empereur.

 

HUE, CAPITALE DU TRES CELEBRE CHAPEAU CONIQUE. 

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A Hué deux quartiers sont spécialisés dans la conception de ce fameux chapeau vietnamien : Phu’oc Vinh et Vinh Loi. Cette tradition remonte plus de 4 siècles, impossible pour vous de rater ça, pratiquement tous les Vietnamiens en portent et de nombreuses boutiques à l’entrée des sites touristiques vous en proposeront.

Le chapeau conique est un couvre-chef très utilisé à la campagne pour se protéger des rayons de soleil et de la pluie. Il ne faut pas cependant mélanger cet accessoire indispensable des paysans vietnamiens avec les chapeaux chinois le « lìmào » et japonais le « sugegasa ». Ce chapeau vietnamien présente ses qualités propres.

C’est surtout au niveau des techniques de fabrication et des matières premières adoptées qui fait la différence du nón lá avec les autres variantes de chapeau conique. Le chapeau vietnamien utilise comme matériaux des feuilles de latanier; une espèce de palmier qui pousse en abondance au coeur du Vietnam, dans ses forêts de moyenne altitude. C’est la raison pour laquelle, ce couvre-chef est dénommé nón lá qui est littéralement traduit en français par « chapeau de feuilles ».

 

 

VISITE DE LA CITADELLE ROYALE, ENTRE CITE IMPERIALE ET CITE POURPRE. 

 

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Cette citadelle est le seul exemple d’une ville impériale du Vietnam, existant encore aujourd’hui. Elle est construite de 1804 à 1833 sous l’initiative de Gia Long, fondateur de la dynastie Nguyen. Hué s’étend sur une dizaine de kilomètres, s’inspirant de l’architecture des palais impériaux chinois. Jusqu’à 80 000 habitants de la région participèrent à son édification.

C’est vrai que comparé à sa superficie initiale, carrément immense, il ne reste plus beaucoup de bâtiments debout, bombardés pendant la guerre du Vietnam, dans les années 70, mais nous avons beaucoup apprécié s’y promener tranquillement. La visite en totalité avec les deux cités ci-dessous, dure à peu près deux heures. Le temps d’explorer pleinement ce lieu rempli de charme.

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Il reste encore quelques beaux monuments d’autrefois : palais, temples, bibliothèques, opéra… Difficile d’imaginer que la citadelle était splendide et pleine de vie jusqu’en 1945, date d’abdication du dernier empereur Nguyen. 

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Pour se rendre à la cité impériale, l’accès se fait uniquement par la Porte du Midi, et sortie par la Porte de l’Humanité. Le billet coûte 150 000 Dongs, et pour le billet combiné avec les tombeaux dans les alentours de la région comptez 280 000 Dongs. L’accès à la citadelle est ouvert tous les jours de 7h à 17h.

Les lieux à retenir durant cette visite sont : la porte du midi, le palais du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, la porte de la vertu, le palais de la reine mère et celui de la longue vie. 

 

LA PAGODE DE DAME CELESTE.

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Nous continuons notre visite en fin de journée par la pagode de Dame Céleste. Cette pagode est la plus connue de Hué, fondé en 1601, elle se démarque par une tour octagonale de 7 étages, évoquant les 7 réincarnations de Bouddha. Cette place est l’endroit agréable pour observer un coucher de soleil.

 

LES TOMBEAUX MAJESTUEUX DES ALENTOURS. 

Le lendemain, nous consacrons notre journée aux fastueux tombeaux, néamoins nous décidons dans un premier temps d’aller explorer le fameux parc aquatique abandonné. Son accès est fermé, toutefois vous pouvez trouver un chemin pour accéder à l’interieur du site où il vous faudra glisser un petit billet au personnel de sécurité si vous les croisez. Pour notre part, nous nous sommes un peu éloignés du site et avons fait voler notre drone pour avoir un point de vue sur ce parc désert.

 

 

 

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Par la suite, direction les tombeaux Gia Long et Minh Mang, qui sont tous au sud de Hué. En effet, les empereurs de la dynastie des Nguyen faisaient construire d’immenses et magnifiques tombeaux de leur vivant, tout comme ont pu le faire les pharaons en Egypte.

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Hué est une de mes destinations favorites au Vietnam, rempli de charme et d’histoire. Les couleurs de la cité impériale sont magnifiques, et parfois même poétiques. Nous nous sommes laissés envoûter par ce lieu, et par les alentours paisibles et enrichissants de cette ancienne capitale impériale.

HÔ CHI MINH, IMMENSE ET PAISIBLE VILLE AU SUD DU VIETNAM.

C’est vrai que lorsqu’on arrive à Ho chi minh, la grandeur de cette ville nous déstabilise. Pas moins de 8 millions de scooters roulent dans ces rues, des klaxons à n’en plus finir, et pourtant le temps de deux jours, cette ville nous a paru très agréable à visiter.

Hô Chi Minh, que tout le monde continu d’appeler Saigon, son nom d’avant 1975, est une ville remplie de caractère, une ville qui pétille à chaque recoin. Cette métropole a connu 95 ans d’influence Française, supporté les Américains et résisté à la bureaucratie du Nord du pays.

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L’INVASION DES SCOOTERS. 

Je pense que c’est la première chose que l’on remarque quand on arrive à Ho Chi Minh. Difficile de se faire une place, les scooters se frôlent, effleurent les voitures, klaxonnent en créant une cacophonie incessante, une anarchie totale. Nous, qui depuis 6 mois déambulons dans les pays asiatiques cela nous choque pas plus que ça, toutefois on se met à la place de nouveaux voyageurs et nous préférons avertir de l’importance de faire attention plus particulièrement dans cette ville à l’abondance des scooters.

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DES MONUMENTS EMBLÉMATIQUE DE L’HISTOIRE, ANCRÉS DANS LA VILLE.

La pluie s’est invitée lors de notre séjour à Ho Chi Minh, entre deux éclaircies nous avons découvert l’Hôtel de Ville, ( ne se visite pas ). C’est sans doute le monument le plus connu de la ville, construit de 1900 à 1908 dans un style Néo-Renaissance, et joliement « meringué », il demeure pas moins une des plus jolies représentations de la période coloniale française.  Ne passer pas non plus à côté de la Poste Centrale, petit bijou architecturale de l’époque, ressemblant à une gare férroviaire dont la charpente est l’oeuvre du très célèbre Gustave Eiffel.

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Non loin, vous retrouverez la cathédrale Notre-Dame, s’agissant d’une église classique dans un style Néo-Roman datant de 1877. Malheureusement nous n’avons pas pu rentrer à l’intérieur, elle été fermée.

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LE COEUR DE LA MACHINE DE GUERRE AMÉRICAINE. 

Historiquement, après la défaite de Dien Bien Phu et le partage du Vietnam entre le Nord communiste et le Sud Capitaliste, les français tirèrent les rideaux sur 95 années de présence en Indochine.  Saigon entre alors dans une nouvelle époque : celle de la guerre du Vietnam, entre le Nord pro-soviétique et le Sud pro-occidental. Une fois les Français partis, les Américains prirent la relève, et en 1962 ils débarquèrent pour « défendre le Sud du Vietnam du péril communiste« . Le président américain John Fitzgerald Kennedy envoie quelques troupes déguisées en conseillers militaires. Il veut à tout prix sauver le régime de Diem pour éviter une chute en cascade des derniers régimes pro-occidentaux d’Asie, selon la « théorie des dominos » formulée par l’ancien président Eisenhower.

La ville devient alors le coeur, le moteur de la puissance militaire américaine. Les 3M sont mis en place : Money, Men , Material. Pas moins de 100 000 civils et militaires américains vivaient dans la ville, les bars renommés Las Vegas, A Go-GO, Bunny ect… prolifèrent. 56 000 prostituées étaient recensées, s’ajoutant également à tous ces maux : la corruption.

Américains et Vietnamiens commencent à bombarder le Nord-Vietnam le 7 février 1965.

En 1968, on en arrive à compter plus de 500 000 Américains en uniforme au Sud-Vietnam. Ces soldats et leurs alliés (50 000 Sud-Coréens, 7500 Australiens, 500 Néo-Zélandais, 2000 Philippins, 8000 Thaïlandais) sont néanmoins en minorité à côté du million de soldats engagés dans l’armée sud-vietnamienne.

Laos et Cambodge voisins sont bientôt entraînés dans la guerre malgré eux. Sur les trois pays indochinois sont lâchées trois fois plus de bombes que pendant toute la Seconde Guerre mondiale.

Le 30 Avril 1975 marque la libération de Saigon, fin de la guerre du Vietnam (1963-1975), départ des Américains et la victoire du Nord communiste. Les Américains déplorent 58 000 morts (environ deux fois moins que pendant les quelques mois de leur intervention dans la Première Guerre mondiale). Les Vietnamiens, quant à eux, auraient perdu un total de 3,8 millions de civils et militaires, soit près de 8 % de leur population. À quoi s’ajoutent les blessés, les mutilés et les victimes du napalm et de l’« agent orange ». En 1976, Saigon devient alors Ho Chi Minh-ville, hommage posthume rendu au père de la nation vietnamienne réunifiée.

 

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Pour mieux s’imprégner de cette guerre, Ho chi Minh dispose du Musée des vestiges de la guerre du Vietnam. C’est un lieu mémoire, pour se rappeler les conséquences atroces et horribles de la guerre.

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Le musée est composé de deux parties : l’une à l’extérieur où on peut voir des avions, chars, canons, hélicoptères américains qui ont été récupérés sur les champs de batailles ; l’autre à l’intérieur qui présente de nombreuses photos dénonçant les atrocités de la guerre et les exactions commises par l’armée américaine.

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Le musée est ouvert tous les jours de 7h30 à 12h et de 13h30 à 17h, l’entrée coûte 40 000 Dongs. Ce musée fut initialement nommé « Musée des Crimes de guerre américains », mais pour ne pas choquer les touristes américains attendus en masse depuis la levée de l’embargo par Bill Clinton en mars 1994, son nom a été changé.

Les photos sont dures pour les jeunes enfants. Les parents peuvent les laisser dans une salle de jeux lors de leur visite. Nous avons trouvé cela géniale !

 

 

Juste à côté du Musée, à 700 mètres, on retrouve le « Hoi Truong Nhat » est l’ancien palais présidentiel du Sud-Vietnam. Désormais appelé le Palais de la Réunification, ce jeune monument historique est entré dans l’histoire le 30 Avril 1975, lorsque les chars d’assaut 843 et 390 de la 203 ème brigade de l’armée Nord-Vietnamienne (partie communiste) défoncèrent les lourdes grilles de fer forgé du parc qui entoure le palais. Cette image mondialement connu marque la chute ou bien la libération de Saigon, et met un terme à trente années de guerre impitoyable.

Le Palais est ouvert tous les jours de 7h30 à 11h et de 13h à 16h, l’entrée coûte 40 000 Dongs.

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Le Pain Français !? A Ho Chi Minh nous avons découvert une enseigne française de boulangerie-patisserie. Son nom : Tous les jours. Les prix sont relativement élevés, mais bon quand depuis plusieurs mois nous n’avons pas mangé du pain, cela reste un petit plaisir que l’on peut s’offrir.

 

COMMENT VISITER HO CHI MINH ? 

La plupart des monuments sont assez concentrés sur un même plan, nous nous avons visité les sites cités dans l’article à pied. La balade est sympa, agréable, puis les piétons sont tout de même rares à Ho Chi Minh, les Vietnamiens ne sont pas de grands marcheurs cela s’expliquerait par la chaleur, mais aussi par du snobisme. Le scooter à Ho Chi Minh, C’est chic !

 

 

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Concernant les bus urbains, ils quadrillent la ville de manière très pratique, fonctionnant en moyenne de 5h à 20h30. Un billet de bus coûte 6 000 Dongs mais cela varie en fonction du trajet que vous voulez faire. L’application : Busmap permet de trouver les horaires et les trajets. 

 

 

Hô Chi Minh est une grande ville vietnamienne, elle peut paraître déstabilisante mais quand on se promène dans ces rues, elle demeure rayonnante. Son passé dans la guerre du Vietnam restera marqué, et on ne peut pas visiter ce pays sans passer par cette ville historique importante.

PHNOM PENH, CAPITALE DU CAMBDOGE AUX MULTIPLES FACETTES.

La Capitale du Cambodge était surnommé « la perle de l’Asie du Sud-Est » à l’époque coloniale. Afin de mettre en valeur les trésors architecturaux de la civilisation khmère, les français ont conçu une ville quadrillée de larges avenues bordés de luxueux bâtiments.

Phnom Penh a aussi souffert de l’impact de la guerre qui a laissé de nombreuses traces dans le coeur et la mémoire des Cambodgiens mais aussi dans la ville. Les édifices religieux ont le plus été touchés, rasés en grande partie par les Khmers rouges.

Pour la petite histoire, au XV ème siècle le nom de la capitale avait des airs de poème : « Capitale des Quatre Bras (cours d’eau), heureuse maîtresse du Cambodge, nouvelle Indraprashtha, noble fortunée et frontière du royaume » . C’est à partir de 1863 que cette ville prend la forme de capitale avec le protectorat imposé par la France au roi Norodom.  Puis s’en suivra des années de guerre, et d’appropriation du territoire. Depuis le nom de la ville est dû à une certaine Mme Penh qui selon une jolie légende, cette dame découvrit quatre statues de bronze dans un tronc d’arbre sur le fleuve du Mékong. Pour mettre à l’abri ce trésor, elle éleva une butte en pierre : le Phnom (colline en Khmer) sur lequel fut ensuite édifié un temple, d’où le nom aujourd’hui de Phnom Penh.

 

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Phnom Penh est une ville paisible qui séduit par son kaléidoscope de contrastes. Elle se visite à pied car c’est le meilleur moyen de voir cette ville dont ses quartiers ne se ressemblent en rien.

Nous avons commencé notre ballade par nous rendre au Palai Royal : Wat Preah Keo avec la Silver Pagoda. Malheureusement pour nous, nous sommes arrivés pendant les heures de fermeture entre 11h et 14h. Faites donc attention. L’entrée coûte environ 9 euros par personne. Une tenue adaptée est demandée. Vu de l’extérieur ce palais nous renvoie à celui visité à Bangkok. Son architecture est très luxueuse, son inspiration traditionnelle khmère a beaucoup d’allure avec ses toits étagés aux tuiles vernissées et ses frontispices (façade) sculptés.

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Nous continuons notre promenade le long du fleuve, puis nous décidons de nous rendre au S-21. Outre ces temples majestueux, Phnom Penh possède aussi un héritage historique dur à porter.

Cette visite nous semble être d’une importance capitale pour toute personne en visite dans la capitale : à la fois pour comprendre ce pays, mais surtout pour la « Mémoire du monde ».

Cela n’est en rien réjouissant, la visite du S-21 est tout de même bouleversante. Nous en sommes ressortis abasourdis par les horreurs perpétuées à travers tout le Cambodge pendant les quatre années de 1975 à 1979, au pouvoir de Pol Pot et des Khmers Rouges.

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Lorsque l’on visite ce genre de lieu, un silence règne du début jusqu’à la fin de la visite parmi les visiteurs. Resté presque en état après en evacuation à la va-vite en 1979, cet ancien lycée est devenu le théâtre de l’horreur pendant 4 ans, la prison la plus terrifiantes du Cambodge. Environ 20 000 personnes y subirent des atrocités, des tortures et des viols avant d’être achevées au camp d’extermination de Choeung Ek. Seuleument une poignée survécut. Les Khmers rouges firent de Tuol Sleng (S-21) un centre de purge pour leurs propres cadres, les potentiels opposants au régime de Pol Pot et les intellectuels pour n’importe quel motif et surtout sans distinction d’âge.

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Nous recommandons l’utilisation des audioguides dont le contenu est clair et précis. Sans, nous n’aurions fait que survoler le lieu. Ainsi, nous visitons les quatre bâtiments A, B, C et D, les uns après les autres. Nous passons de cellule en cellule, ne pouvant détacher notre regard des photos en noir et blanc : celles des victimes, qui n’ont pas été détruites par le personnel avant leur fuite ; ainsi que celles prises à la découverte du lieu.

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Et bien évidemment qu’on ne peut pas s’empêcher de songer à ses nombreuses victimes où toutes nos pensées vont vers elles.

Le musée est ouvert tous les jours de 8h à 17h, et l’entrée coûte environ 4,50 euros par personne, avec audioguide compter 2,50 euros en plus.

 

Pour continuer cette visite dans l’atrocité des Khmers rouges, vous pouvez vous rendre au Killing Fields, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale. C’est le mémorial de Choeung Ek. Nous avons décidé de ne pas nous y rendre, la visite du camp S-21 nous a dans un sens suffit, puis l’attrait touristique autour de Choeung Ek par les chauffeurs de Tuk-Tuk nous a fortement déplu.

 

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En parlant de Tuk-Tuk, si vous voulez vous déplacer à Phnom Penh, songez à utiliser l’application PassApp, elle est super efficace !

 

 

 

 

Phnom Penh est une capitale moderne, très différente des villes visitées au Cambodge. Son aspect moderne conquit, mais c’est surtout pour son histoire qu’elle vaut le détour. Pour connaître et comprendre l’histoire rien n’est plus formateur et prenant que de se rendre sur les lieux.