CORDOUE, ENTRE HISTOIRE ET ÉMERVEILLEMENT.

Capitale de province de plus de 325 000 habitants, elle s’élève à 124 m d’altitude. Bien que Cordoue soit aujourd’hui la moins importante des trois premières grandes villes andalouses, talonnée par Grenade et devancée par Málaga et Séville, elle fut, pendant les trois siècles qui ont précédé la Reconquête, la capitale de l’Espagne musulmane et l’une des villes-phares de l’Islam.

Néanmoins, les Romains, déjà, avaient confirmé sa puissance en faisant d’elle une métropole adoptée ensuite par les Wisigoths. Sénèque et Lucain, puis Averroès, Maïmonide et bien d’autres, mathématiciens, métaphysiciens, théologiens, penseurs ou poètes, sont nés dans cette cité captivante sur la rive droite du Guadalquivir. Cordoue fut le centre intellectuel et mystique du monde musulman. Si son rayonnement n’est plus le même aujourd’hui, elle reste cependant un centre de recherche philosophique encore très vivant.

Et pour découvrir le véritable enchantement de cette ville, il convient de se perdre dans ses vieux quartiers. Merveilleusement conservés, regroupés autour de la mosquée, ils abondent en patios fleuris et en venelles évoquant un autre monde. Les principaux points d’intérêt de Cordoue, cité inscrite au Patrimoine de l’humanité, se concentrent autour de la mosquée, dans le quartier de la Judería, un ensemble de petites ruelles aux maisons blanches et fleuries qui composaient l’ancien quartier juif de la ville.

 

Cordoue est ce genre de ville où rien que de l’apercevoir la magie opère, elle fut également notre dernière étape de notre roadtrip en Andalousie, et pas des moindres. C’est donc avec émotion et empressement que nous découvrons cette nouvelle ville.

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LA MOSQUÉE-CATHÉDRALE. 

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Ce double monument (mosquée et cathédrale) témoigne des efforts, heureusement non couronnés de succès, que le royaume chrétien délivré des Maures déploya pour éradiquer toute trace d’influence musulmane. L’emplacement du monument ne fut pas choisi au hasard. Il fut d’abord occupé par un temple romain dédié à Janus, puis les Wisigoths y dressèrent leur propre temple (quelques restes subsistent).

La mosquée, quant à elle, fut construite en trois phases entre le milieu du VIIIsiècle et le début du XIsiècle. Considérée comme l’un des monuments religieux les plus grandioses du monde arabe, elle dominait un ensemble où les mosquées se comptaient par dizaines.

En 1236, après la conquête de la ville et la fuite des musulmans en Afrique du Nord, Ferdinand III le Saint ordonna sa transformation en église. On ferma les 19 portes qui donnaient sur la cour (sauf la porte des Palmes). Des chapelles furent aménagées autour du monument et l’on transforma le minaret en clocher. Puis en 1523, l’évêque Alonso Maurique décida d’en faire une vaste cathédrale au cœur des colonnes d’origine. La mairie s’opposa au projet, mais Charles Quint donna son accord. Le résultat au final est juste magnifique : la solennelle cathédrale, dont les 19 nefs soutenues par des arcs à double volée reposent sur plus de 800 colonnes, s’adapte aux subtilités de la fresque orientale.

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Classée monument national en 1882, elle a été inscrite au patrimoine de l’Unesco en 1984 et depuis élevée au rang de bien de valeur universelle exceptionnelle en juin 2014, en raison de l’utilisation religieuse continue de l’édifice qui explique en grande partie sa préservation.

En toute honnêteté, vous ne devez pas passer à côté de ce somptueux monument chargé d’histoire et de prouesses architecturales. L’entrée à la mosquée-cathédrale coûte 10 euros par personne.

 

Sur le retour vers la voiture nous nous arrêtons dans un petit bistrot pour savourer une paella tant attendu lors de notre séjour en Andalousie.

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Certes la Mosquée-Cathédrale est l’élément majeur et indétrônable de Cordoue, toutefois prenez le temps d’arpenter les diverses ruelles qui s’offriront à vous. Cordoue est une étape indispensable à la découverte du patrimoine si riche de l’Andalousie, elle permet vraiment de se rendre compte de l’histoire torturée et conquérante entre chrétiens et musulmans. Un passé riche, prenant et fascinant.

 

SEVILLE, L’INDÉTRÔNABLE.

Séville est une des villes qui me faisais le plus rêvée en Andalousie, c’est donc avec excitation et impatience que j’attendais de la découvrir. Nous avons consacré une journée entière à la visite de celle-ci autant vous dire que nos jambes ne se sont pas reposées du tout, mais bon passons cela est pour la bonne cause, puis rien de mieux que de découvrir une ville si ce n’est qu’à pied.

Nous garons la voiture  au niveau de la station de métro Ciudad Expo, où 8 arrêts après nous descendons au niveau du centre-ville de Séville. Nous voilà enfin prêts à partir à la découverte de la plus célèbre ville d’Andalousie au rythme des ruelles et des sites culturels incontournables.

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Nous commençons la visite par marcher jusqu’au Real Alcazar, le célèbre palais où 3 heures de queue nous attendaient, sous la chaleur, et la foule omniprésente. Je pense que les garçons sur le moment ont du me « détester » mais on ne pouvait visiter Séville sans son majestueux palais.

 

AU COEUR DU REAL ALCAZAR. 

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Déclarée patrimoine de l’humanité par l’Unesco, l’Alcazar de Séville constitue l’un des monuments les plus emblématiques de la ville, du pays et de la culture méditerranéenne. Celui-ci témoigne, entre ses murs et ses jardins, de l’évolution historique de la ville pendant le dernier millénaire, en réunissant des styles allant de l’époque arabe jusqu’au XIXe siècle, en passant par le Mudéjar du bas Moyen-âge, la Renaissance ou le Baroque. Il a été déclaré Patrimoine Mondial par l’Unesco en 1987, en reconnaissance de l’héritage de cultures et de civilisations qui subsiste encore dans cet ensemble harmonieux où tout est à sa juste mesure.

  • Le palais de Pierre le Cruel, l’un des édifices les plus importants de l’Alcázar, fut restauré par Charles Quint et Philippe IV. On découvrira surtout à l’extérieur le ravissant patio de las Doncellas (cour des Demoiselles d’honneur) réalisé par les meilleurs artisans de Grenade, un rectangle harmonieux encadré d’une double rangée de colonnes de marbre. Les demoiselles, princesses du sang, se tenaient à l’étage pour suivre les cérémonies qui avaient lieu dans la cour. On ne manquera pas aussi le salón de Embajadores et son dôme en bois de cèdre gravé et doré du XVe siècle. Si les travaux furent d’abord exécutés par des artisans maures qui apportèrent toute la fantaisie mudéjare, notamment dans des décors d’azulejos somptueux, les réalisations suivantes empruntent plutôt à l’Europe et à la Flandre .

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  • Les jardins de l’Alcazar sont magnifiques, d’influence arabe, ils ont ensuite été réformés en style Renaissance et romantique. Jets d’eau, fontaines, bassins, sculptures, buissons, arbustes et terrasses plantées de cyprès et de lauriers alternent dans un éblouissement de chaque instant. Les Andalous puis les paysagistes venus d’Afrique du Nord ont porté l’art à des sommets inégalés, afin de satisfaire le goût et les sens des califes. Un lieu idéal pour les siestes des chaudes journées d’été. D’autant plus qu’une cafétéria vous permettra de faire des pauses de temps en temps dans un lieu idyllique.

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  • Divers patios forment aussi des étapes clés de la visite. Le Patio de las Doncellas, les demoiselles, dont la décoration a été réalisée par les plus grands artistes de Grenade ; celui des muñecas, poupées, qui doit son nom aux visages qui décorent l’un de ses arcs et était l’endroit réservé aux domestiques qui travaillaient dans le palais ; celui de la Montería, de la chasse, ancien lieu de réunion de la cour royale avant de devenir lieu de rassemblement pour les chasses. Ou encore celui del Yeso, du plâtre, un jardin orné de superbes massifs de fleurs et de ruisseaux qui a conservé des éléments caractéristiques de l’alcazar de la dynastie almohade du XIIe siècle.

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J’ai adoré la visite de ce lieu magique, les influences musulmanes ont données des façades époustouflantes, dont mes yeux et mes pensées s’en souviennent encore. Tout au long de l’exploration, l’envoûtement opère, marcher au cœur du Real Alcazar c’est s’accorder un instant hors du temps.  L’entrée coûte 12,50 euros par personne.

 

LE CENTRE HISTORIQUE.

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C’est évidemment un des passages obligé de la ville qu’on le veuille ou non, là où se concentrent la plupart des hauts lieux touristiques, des restaurants, des bars et des boutiques ! Le quartier Santa Cruz, particulièrement, est parfait pour flâner au hasard, en profitant du charme de tous ses recoins secrets. N’oubliez pas par exemple de passer par le Patio de Banderas, une place publique remplie d’orangers, légèrement à part du reste des ruelles et directement accolée à l’enceinte de l’Alcazár.

Les places principales regorgent de grands bâtiments historiques richement décorés; il n’est pas rare d’y entendre des musiciens qui jouent de la musique flamenco, comme sur la Plaza de San Francisco.

 

LA PLAZA DE ESPANA.

Ensuite, la visite se poursuit du côté de la célèbre place d’Espagne aussi mythique soit-elle, elle est juste merveilleuse. Cette étendue majestueuse, qui ressemble davantage à un monument qu’à une place de ville, a été construit pour l’exposition hispano-américaine de 1929. Nous avons adoré cette place, et la grandeur des espaces verts clôture ce lieu à la fois relaxant, familiale et romantique.

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Séville est à la fois conquérante, passionnante et inspirante. Elle regorge de patrimoine culturelle, d’une douceur de vivre exquise et demeure autant pétillante que chaleureuse. Elle vous fera chavirer j’en suis certaine. Alors sans plus attendre, allez-y !

 

CADIX, LE TEMPS D’UNE APRES-MIDI.

Si sa création n’est pas le fait d’Hercule comme le prétend la légende, Cadix date néanmoins de l’an 1100 av. J.-C : en ce temps-là, les Phéniciens fondèrent une colonie appelée Gadir. La ville fut ensuite romaine comme en attestent les vestiges d’un théâtre romain, puis musulmane. Plus tard encore, elle sera l’objet des convoitises des Français et des Anglais. De son port s’élança, vers une cuisante défaite, la flotte franco-espagnole qui fut coulée à Trafalgar. En découvrant la ville pour la première fois, on est saisi par son site privilégié, ceinturé de fortifications et relié au continent par une mince bande de terre dans l’océan.

Parfois injustement délaissée au profit de Séville, cette ville légère, joyeuse et un rien italienne mérite vraiment une visite en tout simplicité. Le centre historique est vraiment tout petit, voir attachant et se pratique très bien à pied. La ville moderne est, elle, sans intérêts. Cependant, vous pouvez profiter des plages si la durée de votre séjour vous le permet.

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Nous ne dirons pas que Cadix est une étape primordiale lors de votre roadtrip en Andalousie, mais néanmoins si jamais vous pouvez vous y arrêter alors faites-le. On ne peut le nier que l’architecture à Cadix est vraiment séduisante. Puis, c’est l’endroit idéal pour se poser le temps d’un verre ou la dégustation d’une paëlla, why not ?!

 

Le soir nous reprenons la voiture en direction de Séville, ville tant attendu de notre petit trip au cœur d’une région fantastique et surprenante.

 

 

ARCOS DE LA FRONTERA, UNE DOUCEUR EXQUISE.

Arrivés dans la nuit depuis Ronda, c’est le lendemain matin que nous découvrons avec nos yeux grands ouverts la beauté de ce petit village blanc, nommé Arcos de la Frontera. Perchée sur un rebord de plateau de presque 200 m de hauteur, embrassée à ses pieds par le Guadalete, comptant aujourd’hui plus de 30 900 habitants figurait parmi les villes les plus importantes de l’Andalousie musulmane. Son tracé urbain (incontestablement de style oriental) apparaît tel un labyrinthe : les ruelles pavées, quelques-unes d’un mètre de largeur à peine, ondulent en épousant le sol accidenté, s’interrompant brusquement devant des précipices qui entourent ce village de toutes parts. La blancheur des façades nous éblouit littéralement, accompagnées parfois par certaines fleurs rajoutant un charme incontestable à la découverte d’Arcos de la Frontera. Puis, les différents point de vue offre une vision assez surprenante et vertigineuse de la position géographique du village, mais aussi permet de voir à quel point l’Andalousie possède un potentiel agricole hors norme.

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Le village se visite à pied et de préférence le matin pour profiter du calme, et de la douceur matinale, donc n’essayez pas de monter avec votre voiture vous ne trouverez aucune place. Puis surtout prenez votre temps ce genre d’instant autant envoûtant se savoure lentement et délicatement.

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Les villages blancs sont incontournables lors d’un roadtrip en Andalousie, toutefois si vous manquez Arcos de la Frontera, il en existe plein aussi intéressant que celui-ci comme Setenil de las Bodegas, Zahara de la Sierra, Mijas ou bien encore Bubión, Capileira et Pampaneira. 

RONDA, NOTRE COUP DE CŒUR ANDALOUSE.

Nous arrivons à Ronda en fin d’après-midi, et que dire, un splendide village perché et blanchi à la chaux, situé seulement à 1h30 de Malaga. C’est vraiment lorsque nous déambulons dans le centre ville que nous nous rendons compte de son côté vraiment séduisant et chaleureux. Ronda est une ville bâtie sur un plateau, le long d’une gorge de plus de 100 mètres de haut que forme la rivière Guadalevin. Elle fut l’un des derniers bastions mauresques durant la reconquête. Les chrétiens ne s’en emparèrent qu’en 1485.

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Cette ville de plus de 34 000 habitants, dont les origines remontent à la préhistoire, fut un important centre commercial sous les Romains, puis la capitale d’un petit émirat arabe dont elle conserve le tracé urbain. A 50 km de la Costa del Sol, Ronda conserve un centre historique charmant parsemé de palais et de lieux de culte, dont l’église de Santa María, mélangeant différents styles : empreintes arabes, touches gothiques et belles finitions Renaissance.

Ce sont sans doute les bandoleros, bandits, qui ont le plus concouru à donner une image légendaire à la ville et à sa région. Sans oublier tout de même que Ronda possède les arènes les plus anciennes et les plus élégantes d’Espagne, où naquit, entre les XVIIet XIXsiècles, l’école tauromachique à pied, stricte et classique, de Pedro Romero.

C’est donc tout naturellement que nous nous dirigeons vers El Puente Nuevo. Ce magnifique pont est vertigineux et captivant. Il a été construit au XVIIIe siècle permettant de relier les deux parties de la ville séparées par le Tajo, nom donné au ravin. Il offre une vue d’une part sur la vieille ville, centre historique, appelée la Ciudad et d’autre part sur le Mercadillo, partie plus récente où habitent la plupart des habitants. On pourra admirer el Puente Nuevo depuis plusieurs points de vue tout autour où nous vous conseillons vraiment de vous promener à travers les petites randonnées car la vue de l’autre côté offre une dimension sensationnelle.

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C’est vrai que l’exploration de Ronda fut un peu courte, chose que nous pouvons regretter totalement. Nous vous conseillons donc de passer au moins une journée entière à découvrir cette magnifique ville à la fois romantique et irréelle. Coup de coeur garanti !

 

MALAGA, LA PÉTILLANTE D’ANDALOUSIE.

Depuis Madrid, nous avons loué une voiture pour partir en petit roadtrip en Andalousie, notre escale suivante fut Malaga, une des villes principales d’Andalousie, région du Sud de l’Espagne.

Toutefois nous dormons à Benalmàdena, une ville non loin de Malaga. C’est dans cette ville, que le petit frère d’Adam nous a rejoint pour ce petit périple espagnol. Du coup 23h30, nous voilà en direction de l’aéroport pour les retrouvailles après 1 an sans être tous ensemble.

Le lendemain, nous décidons donc de nous rendre à Malaga, ville bouillonnante de l’Espagne. Nous prenons le bus public 110, c’est la ligne Benalmàdena-Malaga. Il y a des bus assez fréquemment, le trajet coûte 1,70 euros et dure environ 1 heure-45 minutes. Faites juste attention quand vous faites le retour depuis Malaga les tickets de bus se prennent non pas dans le bus mais au guichet.

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Nous commençons notre journée par arpenter les rues de la ville, des petites ruelles piétonnes remplies de boutiques de souvenirs et de restaurants. Sur le chemin nous nous arrêtons devant la cathédrale de l’incarnation. On ne peut pas la rater, elle pointe au-dessus des toits de Malaga. De l’extérieur, elle est tout simplement majestueuse, un petit bijou, une architecture renaissante baroque. Pour la petite histoire, elle a été construite entre 1528 et 1782 sur les ruines de la Mosquée Aljama lors de la reprise de la ville par les catholiques (après huit siècles de présence musulmane). Nous n’avons pas visité l’intérieur à cause de la foule, mais je pense qu’en vu de la beauté extérieure l’intérieur doit être très captivant.

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Puis, direction l’Alcazaba de Malaga est une ancienne forteresse utilisée pour protéger la province des invasions. Egalement utilisé par de nombreux rois, musulmans dans un premier temps, puis chrétiens, l’Alcazaba fut construit au XIe siècle. Un Musée archéologique expose même certains vestiges retrouvés dans l’Alcazaba (poteries, statues romaines…) abrité dans le palais ; puis, à ses pieds, on pourra remarquer la présence du théâtre romain datant de l’époque de l’empereur Auguste.
C’est vraiment un lieu incontournable d’une visite à Malaga. Il est très plaisant de visiter cet enchaînement de pièces, palais et de jardins surplombant la ville. Nous avons trouvé le lieu très joli et architecturalement très intéressant. Néanmoins nous vous conseillons de vous y rendre assez tôt, nous étions en Espagne la période où la fête nationale du pays a lieu, du coup nous avons eu un monde fou dans les sites touristiques. L’entrée coûte 3,10 euros par personne et inclus le Château du Gibralfaro.

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Puis nous continuons sur les hauteurs de la ville avec le Château du Gibralfaro, situé sur la colline du même nom, un prolongement naturel de l’Alcazaba, ces deux bâtiments sont assez bien distincts. En effet, le Château du Gibralfaro n’a été construit qu’au XIVe siècle afin de protéger l’Alcazaba. Ce château a été construit sur l’emplacement d’un ancien phare d’où son nom Gibralfaro. Une longue promenade s’offrira à vous au cœur des remparts, et rien que de voir la vue sur Malaga ce site vaut vraiment le coup malgré la pente assez dur pour y accéder.

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Notre début de journée à Malaga se termine, nous retournons à Benalmàdena récupérer la voiture et nous roulons en route vers Ronda qui s’annonce très prometteur.